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Bébé Mag : Être père : une place à trouver


Autrefois, la place du père se trouvait à l’usine, aux champs ou au bureau. Dans tous les cas, le chef de famille était celui qui avait pour mission quasi unique de ramener l’argent au foyer. Au XXIe siècle, le rôle du père se rapproche de plus en plus de celui de la mère. Lui aussi éduque, soigne et aime son enfant. Une bonne nouvelle pour les mères mais aussi pour les enfants. Explications.

Psychologie



La parentalité est un monde de symboles. Alors que l’instinct maternel est discuté par les scientifiques, lui préférant un instinct des deux parents, tandis que le mariage pour tous permet une vision tolérante et légale de la famille, et pendant que bon nombre de psychologues tentent à prouver l’importance du masculin dans l’éducation, le rôle du père est plus que jamais au centre des préoccupations des méthodes éducatives.



Il faut dire que biologiquement, la mère est avantagée. Elle portera l’enfant neuf mois, créant un lien indélébile et naturel. Parfois, elle décidera de l’allaiter, renforçant cette union innée. Pour le papa, tout est à faire. Et ce, avant même la naissance. Pour cela, il est recommandé aux papas de parler à leur bébé quand ce dernier est encore dans le ventre de sa maman. En effet, dès le sixième mois de grossesse, le bébé a développé son ouïe. Il identifiera donc dès sa naissance la voix de ses parents comme des sons familiers et rassurants. Cependant, inutile de murmurer sur le ventre rond, le liquide atténuant les sons, le papa devra s’exprimer clairement et distinctement.



Il existe plusieurs façons de prendre véritablement conscience de la parentalité, pour la mère comme pour le père. Certains le ressentent dès le test de grossesse, d’autres au moment de la fameuse et fabuleuse rencontre. Accompagner la future maman aux différents examens permet au papa de comprendre au mieux le lien mère-enfant et de commencer à créer sa propre place.



Dès l’accouchement, le « peau à peau » est proposé aux parents. Rassurant pour la mère et l’enfant, il est bénéfique également pour le père. En effet, la promiscuité engendre une sécrétion d’ocytocine, hormone de l’attachement. En plus de leur voix, l’enfant reconnaitra ensuite facilement l’odeur de ses parents.



Les garçons plus sensibles à la présence paternelle



De retour à la maison, le rôle du père du XXIe siècle s’affirme. S’il n’est pas à l’aise avec le bain, le changement de couche, le biberon ou la manipulation du bébé, c’est alors à la maman de prendre le relais. Non, pour le remplacer, mais pour l’encourager à tisser ses liens précieux avec son enfant. Car si la maman entretient son lien fusionnel unique, il sera encore plus compliqué pour le père de s’investir. Puisque l’enfant possède deux parents, il serait regrettable que chacun n’apporte pas sa vision du monde à ce nouvel arrivant.



Et la science consacre de plus en plus de recherches sur le sujet. En 2012, des chercheurs de l'université d'Oxford ont publié le fruit de leur étude sur 192 familles dans la revue « The Journal of Child Psychology and Psychiatry », quant à l'impact des relations entre le papa et son bébé dès l'âge de trois mois. D’abord, ils affirment que pour grandir et s'épanouir, ce dernier a autant besoin de sa mère que de son père. Ils ont également constaté que les enfants ayant davantage de contacts paternels sont moins enclins à des troubles du comportement. « À l'inverse, les troubles du comportement étaient plus nombreux lorsque les pères étaient plus distants ou perdus dans leurs pensées », confirmait Paul Ramchandani, docteur dirigeant cette étude. Un risque multiplié par cinq pour l’enfant n’ayant pas profité de la présence du père. Enfin, l’étude a prouvé que l'impact du père est plus important chez les garçons que chez les filles, mais aussi que l'équilibre du couple influence sur l'engagement du père, et donc sur le développement de l'enfant.


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