L'Ainpact Bourg-en-Bresse sur Facebook Flux RSS


Culture - Que lire cet été ?


CULTURE - Qu’est-ce qu’un bel été ? Qu’est-ce qu’un bon livre ? La réponse est identique : on regrette les avoir terminés. Pour combiner farniente et imagination, détente et plaisir de lecture, oisiveté et enrichissement personnel, dans chaque valise se trouve un bel ouvrage. Pour cet été, la rédaction vous a concocté une sélection des livres à ne pas manquer. Avec une subjectivité assumée.

Un hamac, un cocktail, de la crème solaire et…

un bon livre



Pour voir le 3e âge d’un autre œil 



Il y a des livres qui font du bien, qui sont des bonbons pour les yeux, des doudous pour le cœur. Et lorsqu’il s’agit de narrer le troisième âge, à la mode du roman, certains excellent. C’est notamment le cas de « Mémé dans les orties » d’Aurélie Valognes. On y rencontre Ferdinand Brun, homme de 83 ans, aigri, grincheux et seul.

Son passe-temps ? Empoisonner la vie de son voisinage sans le rencontrer. Mais l’apparition d’une fillette et la disparition de son chien pourraient changer la donne. Plus tolérant et résolument plus épicurien, Allan Karlsson, 100 ans tout juste, décide de fuguer de sa maison de retraite. Équipé de ses charentaises, bientôt ami avec un éléphant et un vendeur de saucisses surdiplômé, le voilà poursuivi par un gangster.

Une aventure rocambolesque, certes, mais qui ne donne pas envie de poser le bouquin : « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonasson. Merveilleusement écrit, « Aphrodite et vieilles dentelles » de Karin Brunk Holmqvist est une pépite du genre.

L’un de ces livres qui peut vous faire rire aux éclats. Le speech ? Tilda et Elida, 79 et 72 ans, deux sœurs célibataires, font des confitures, vont à l’église et se couchent chaque soir exactement à la même heure. Une vie simple. Tellement simple que même les WC sont au fond du jardin. Une vie qui pourrait changer lorsqu’elles se rendent compte de la frénésie sexuelle du chat du voisin dès l’ingurgitation d’une plante. Et si un business clandestin leur permettait de se payer des WC intérieurs ?

Côté BD, et coup de cœur incontestable de la rédaction : « Les vieux fourneaux » sont à découvrir de toute urgence. « Parle ou ça va être l’automne de tes gencives », s’énerve Pierrot, grand-père anarchiste. Ses aventures et celles de ses deux compères Antoine et Mimile, prêts à en découdre avec le passé, sont drôles et jouissives. 



Le polar, autrement



L’envie de lire ou de relire les aventures d’Hercule Poirot, de Sherlock Holmes ou encore l’intrigue des « Dix petits nègres » est légitime et tout à fait enthousiasmante, leur auteur sont les maîtres du genre. Des maîtres dont l’excellent Romain Puértolas s’est inspiré pour son dernier roman : « Tout un été sans Facebook ». L’auteur du truculent « L’Extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » y narre les aventures de son enquêtrice Agatha Crispies et revisite le style Agatha Christie dans un thriller humoristique. Étonnant, comme à son habitude. 

Fred Vargas a prouvé que le polar a encore de beaux jours devant lui. Parmi ses œuvres, on ne peut que vous conseiller de commencer par « L’homme aux cercles bleus », où le fameux commissaire Adamsberg, personnage rêveur, nonchalant mais sympathique fait sa première apparition, avant de terminer l’été par « Quand sort la recluse », sorti en mai dernier.

Sans sang mais tellement dérangeant, « D’après une histoire vraie » de Delphine de Vigan propose un duel psychologique féminin. À découvrir avant la sortie de l’adaptation cinématographique de Roman Polanski prévue en novembre prochain.

Difficilement classable, « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » séduira les romantiques, les amoureux du polar et même les récalcitrants à la lecture. Des « Derniers Jours de nos pères » au « Livre des Baltimore », les livres du genevois Joël Dicker sont des succès de librairie, il suffit d’en ouvrir une page pour comprendre pourquoi. Attention addiction en vue. 



Pour les envies de frousse



Polar toujours mais cette fois, nulle question de tourner autour du pot. Certains auteurs ont fait de l’écrit une source de sueur froide, au point de se mettre une belle trouille au fond de son hamac si l’on lit le soir venu. 

Parmi eux, Jussi Adler-Olsen. Les enquêtes du département V, déclinées en sept tomes, de « Miséricorde » à « Selfies », permettent une immersion dans une atmosphère dérangeante et fascinante où la psychologie des personnages ne laisse pas de marbre. Sectes, disparitions d’enfants, course-poursuites, meurtres… Tous les ingrédients de la chair de poule sont réunis. « Dieu se tait, le diable murmure ». Dès la jaquette, vous voilà prévenus. Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche. Les premières pages donnent le ton. Suspens et peur bleue sont au rendez-vous du « Chuchoteur » de Donato Carrisi et de sa suite, « L’écorchée ». À seulement 41 ans, Maxime Chattam compte une vingtaine de polars, romans noirs et thrillers. Des études en criminologie et une plume remarquable font de ses écrits des immanquables du genre. Arbitrairement, on choisit « Léviatemps » pour se plonger en pleine exposition universelle de 1900… 



Pour les romantiques



Nul besoin de parler des livres de Guillaume Musso ou de Marc Levy, non par condescendance,  ni par manque d’intérêt, chaque livre faisant lire est un bon livre, mais ces deux derniers n’ont pas besoin de publicité pour être découvert. Et côté fleur bleue, d’autres font pourtant aussi bien. C’est le cas de « Jules » de Didier van Cauwelaert. Jules est un chien guide-aveugle. Lorsque sa propriétaire, une jolie trentenaire se fait opérer de la cornée, le héros canin ne trouve plus de sens à sa vie. Il déprime. À moins de se rendre utile différemment et de trouver l’amour pour sa maîtresse. Les propriétaires de chien et les sentimentaux y trouveront leur bonheur. « Le retour de Jules » est sorti en mai dernier. Récemment médiatisé aux côtés de Mimie Mathy pour leur roman à quatre mains, « Vaut-il mieux être toute petite ou abandonné à la naissance ? », Gilles Legardinier est l’auteur en vogue. Parmi ses romans, souvent légers, faciles d’accès et reconnaissables par leur pochette où figurent un chat farfelu, les romantiques aimeront « Demain, j’arrête ! », tandis que les réalistes préféreront « Complétement cramé ! », plus désopilant et plus drôle. 



Pour les nostalgiques



Certains livres marquent leur lecteur, parfois longtemps après les avoir refermés. C’est le cas de « Retour à Little Wing » de Nickolas Butler. On y découvre quatre amis d’enfance se retrouvant bien des années plus tard. Devenus fermier, rock-star, courtier ou champion de rodéo, une chose les unit toujours : Little Wing, leur ville natale. Des retrouvailles où l’auteur cherche la part d’identification de chaque lecteur. 

Les contes et les légendes ne sont plus à la mode ? Lisez d’urgence « L’homme qui savait la langue des serpents » d’Andrus Kivirähk. Le récit se déroule dans une Estonie moyenâgeuse imaginaire où la magie existe. Totalement déroutant et pourtant si proche de notre société, ce livre est à la fois une ode à la nature, un pamphlet de la société et une sorte de film d’animations écrit. Surprenant. 



Les immanquables de la BD



La bande-dessinée est l’un des genres les plus recommandés aux réfractaires de la lecture. Car lâcher une bonne BD entamée peut parfois s’avérer compliqué. Parmi elles, la série « Blacksad » de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido. Série policière et animalière en cinq albums, Blacksad raconte les enquêtes de John Blacksad, chat détective exerçant dans les années 50. Dans un univers digne de James Ellroy, les sentiments et les expressions humaines n’ont jamais été aussi bien dessinés qu’à travers les diverses espèces d’animaux.

Pour les plus rêveurs, les deux tomes d’« Abélard » de Régis Hautière et Renaud Dillies, sont des sucres d’orge offerts au lecteur. Car Abélard, petit poussin, n’a qu’une idée en tête : décrocher la lune pour sa bien-aimée. Pour cela, il quitte son marécage pour l’Amérique, pays des machines volantes, muni de son chapeau magique où, chaque jour, en sort un petit mot… La suite, « Alvin », est tout autant grandiose.

La poésie n’est pas morte. Enfin, pour les aficionados d’aventures, la série « Barracuda » de Jérémy et Jean Dufaux, remet les pirates à la place qu’ils n’auraient jamais dû quitter : des hommes au destin et à la mentalité hors-normes. Une aventure en six tomes, à dévorer sur la plage, un œil sur les eaux… 



Pour les bambins



Ubuesques, loufoques, cocasses… Les histoires du « Prince de Motordu » régalent les enfants. Car le jeune prince habite un magnifique chapeau. Avec ses coussins, il y joue aux tartes dans la grande salle à danger. En mélangeant tous les mots, l’univers de Motordu amuse les bambins de 3 à 7 ans qui prennent plaisir à le corriger ou à inventer, eux aussi, leurs propres mots. 

Dès 6 ans, « Les vacances de la maîtresse » de Sylvie de Mathuisieulx et Benjamin Chaud raconte les aventures de quatre écoliers partis en colonie de vacances, quand soudain, ils croient reconnaître leur maîtresse…

Pour les plus grands, de 10 à 14 ans, « Sur la route d’Indianapolis » de Sébastien Gendron est une épopée remplie de rencontres, de tendresse et de personnages hauts en couleur.


Twitshot
Commentaires

Pas de commentaire


Petites annonces


© 2016-2017 L'Ainpact Bourg-en-Bresse • Tous droits réservés • Réalisation : Jordel Médias
Plan du siteMentions légales