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Ils passent leurs vacances dans l’Ain


Au col de la Faucille, Cédric et Miha

apprécient la diversité des activités et des paysages



Cédric, Miha, Alicia et Hugo



Le Tour de France a certainement permis au col de la Faucille d’être mondialement connu. La rare beauté du paysage qui se déroule sous les yeux bien au-delà de Genève mérite largement le détour. La station de ski draine depuis des décennies helvètes et jurassiens. Mais les activités estivales proposées attirent également un nombre croissant de touristes, comme cette famille croisée à l’entrée de la luge d’été sur rails. Cédric et Miha habitent la région parisienne avec leurs enfants Alicia et Hugo. Il semblerait que l’unanimité ne soit pas de mise au moment de choisir le lieu des vacances : mer ou montagne ? Alors Cédric a tranché : « Cette année je voulais retourner à la montagne, mais avec un lac pour les baignades. On avait choisi Annecy, mais on s’y est pris trop tard et c’était blindé. J’avais repéré aussi Divonne et son petit lac. C’est comme ça qu’on a trouvé, et on loge donc à Divonne pour deux semaines. Pour les enfants, c’est bien. Y a la baignade, les parcours en vélo. C’est hyper tranquille ». Et la montagne alors ? « Il y a pas mal d’activités, la luge d’été, l’accrobranche, les randonnées. Moi, j’aime bien le Jura. J’y venais plus jeune avec mes parents. Ça remonte déjà à quelques années. On est arrivés dimanche, et on est déjà contents. Moi, je voulais la montagne, et comme il y a la baignade aussi, ça satisfait tout le monde. On reviendra peut-être l’hiver ». Côté satisfaction, Alicia et Hugo n’ont pas encore goûté aux sensations garanties offertes par la piste de luge de La Faucille, piste qu’ils ont l’intention de descendre comme des marteaux. On sent l’impatience les gagner pendant que les adultes discutent. On libère la sympathique famille qui prend place rapidement dans les petits bolides. Vue d’en bas, la pente est sévère à la montée. La descente est un mélange de virages relevés et de toboggans pentus. Dans la forêt résonnent rires et cris mêlés.



Au lac Genin, le bel été des retraités heureux



Des retraités heureux



D’un côté de la petite route, le lac dans son écrin de verdure, et une foule relativement nombreuse sur la plage qui vient profiter de la fraîcheur de l’eau et de la beauté du paysage. De l’autre côté, le camping. Enfin, c’est écrit "camping", mais juste au-dessous "complet", et ce tous les jours de l’année. Car les places au Paradis ne sont pas ouvertes à tous. C’est ce que vont m’expliquer les trois retraités, confortablement installés devant la télé qui diffuse l’étape du Tour de France : « y’a un nombre limité d’emplacements, et ceux qui sont installés louent à l’année. Nous on est là pratiquement pendant 6 mois. Certains ne sont présents que le week-end, d’autres parfois ne viennent pas de l’année. Mais ils gardent leur place. La majeure partie, ce sont des lyonnais et des oyonnaxiens ». Comme René le garde-pêche, Dan est d’Oyonnax : « c’est pratique, c’est à 10 minutes. Ma femme travaille encore, elle monte nous rejoindre le soir ». Marcel, lui, est de Nevers, et serait presque un intrus, sauf que : « y a 58 ans que je viens ». Nos trois compères sont également gardiens, titre auto-délivré : « on est bien obligés, ce n’est plus un camping. Pour les gens de passage, c’est gênant. Parfois, ils rentrent avec les camping-cars. Alors, on les refoule ». Côté activités, nos retraités n’en manquent pas : « avant le Tour, y avait la Coupe du Monde de foot. De temps en temps on fait une partie de pétanque avec les copains. Et il y a la pêche aussi. C’est privé, comme le camping. Chaque mois, on met plus de 100 kg de poissons, perches, sandres, truites, brochets, gardons. Ce matin, on a pris un beau sandre. On va le manger ce soir. Voilà, on est tellement bien ici, qu’on ne veut surtout pas de publicité. On est des privilégiés ». On l’aura compris, la limite du bien-être c’est la route : « y a trop de monde de l’autre côté. Cela fait beaucoup de nuisances. Ils font des feux alors que c’est un site protégé, et ils vont aux WC dans la forêt. Y a des papiers partout ». L’étape du Tour touche à sa fin, et il est temps pour nos retraités de se laisser de nouveau happer par l’écran installé sous l’auvent de la caravane. Bonne continuation messieurs !



À l’île Chambod, Monique et Régis
sont mordus de pêche, mais pas du poisson



Un pêcheur exagère toujours un petit peu. Alors, s’il a en plus l’accent du midi, cela incite à la prudence. À notre arrivée au camping de l’île Chambod, Régis est en train de réparer sa ligne de canne à pêche. « J’ai cassé avec un brochet de plus d’1 mètre. Je vais mettre de la tresse. On appelle ça la liasse dans le midi ». L’homme est sympathique, avenant, et ne parait pas jouer avec la réalité. Alors, on croit à son histoire. D’ailleurs, Monique, son épouse, confirme ses dires : « son record est un brochet de 97 cm ». Dommage pour une plus belle performance encore, mais elle sera peut-être pour bientôt. Car Régis et Monique sont des résidents quasi permanents. « On ne travaille plus, on habite Sathonay Camp. Mais on vient là d’avril à septembre depuis 5 ans. On a acheté un mobile-home. On fait un aller-retour sur Lyon tous les 15 jours. Ici, on est très très bien. Moi je pêche au Suran, des truites, des perches et les vifs, et dans l’Ain, les brochets et des perches. Je ne vous dirais pas les coins.



Monique et Régis mordus de pêche



À force, on les connait. On va aussi aux écrevisses. Monique pêche la friture ». Elle a de qui tenir car son frère, René Brugère, a été champion du monde individuel de pêche à la truite. « Mais on fait d’autres choses aussi, la pétanque avec les amis, on marche, on ramasse des champignons, on va au marché à Bourg le mercredi ». Alors, finalement c’est le coin idéal pour un régime basé sur la chair de poisson ? « Pas du tout, s’écrie Monique, on ne mange pas le poisson. Je suis allergique. Le poisson, il n’a pas le droit d’arriver jusqu’à la terrasse, ni les crustacées. Je prends des boutons, des boursouflures ». Régis précise : « Je donne les poissons à tout le voisinage. Parfois les copains nous cuisinent la friture pour l’apéro».




Au moment de se séparer, Régis tient à vanter la qualité du camping où il séjourne presque 6 mois par an : « dites bien que c’est super ici, très propre et l’ambiance est sympathique ». Pour l’avoir vérifier de visu, on peut affirmer que ce n’est pas une galéjade.



À la Plaine tonique, une famille belge pas (trop) rancunière !



Une famille belge pas (trop) rancunière



Montrevel en Bresse est la capitale de la Hollande durant les mois d’été. Il ne s’agit pas de vérifier la véracité de cette sentence mille fois répétée. Pourtant, au moment de choisir une famille résidant au camping de la Plaine Tonique, une plaque d’immatriculation belge attire notre regard. La Belgique ? On a un vécu commun récent, non ? Pendant que Rony est parti faire la vaisselle avec sa fille Lina, Farina prépare le repas du soir et Steph lui tient compagnie. « On est là depuis samedi. On a choisi par internet ». La pratique du français de Farina n’est pas parfaite, mais largement suffisante pour se faire comprendre. « La baignade et les activités de l’eau, c’est bien pour les enfants. Mais moi, je préfère quand la nature est plus belle. Il y a un an, on était dans les gorges du Verdon. L’année d’avant, en Espagne ; et encore avant à Fréjus. La Côte d’azur c’est bien, mais c’est cher. On campe sous tente pour la première fois, avant on était en mobile-home ou en chalet. On repart demain jeudi car la météo annonce la pluie ». Steph précise même : « Septante-cinq pour cent de chances ». Difficile de savoir si cette prévision est la cause réelle du départ, ou s’il reste un fond d’amertume après la défaite de la Belgique devant l’équipe de France. Bien sûr, le sujet est abordé très rapidement, et visiblement la pilule a du mal à passer. Farina a un avis tranché : «les belges étaient meilleurs que les français. Le football de la France, il n’était pas beau. Le coach de l’équipe de France ne fait pas un jeu sympathique. On n’a pas regardé la finale». Bien sûr, on pourrait argumenter que l’essentiel est le résultat, mais on s’accorde sur le talent mal récompensé de la bande à Hazard. Cela permet de se quitter bons amis, surtout que les flandriens de Beveren promettent de s’arrêter de nouveau à la Plaine Tonique pour une étape lors d’une prochaine descente dans le midi. « Ici, c’est pas mal, et c’est très cosmopolite ».


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