L'Ainpact Bourg-en-Bresse

Printemps 2109 - Habitat - Pour éviter l'envahissement, le désherbage, c'est maintenant !


C'est au tout début du printemps, quand les mauvaises herbes ne sont encore que de la graine de voyou à peine germée, que le travail de désherbage est à privilégier. Parce qu'après, ce sera une autre paire de manches.

Rien ne sert de courir, il faut partir à point ; le jardinier et l'adventice en sont un témoignage. Quand les mauvaises herbes sont encore petites, c'est là qu'il faut s'occuper du désherbage. Ne pensez pas avoir du temps de reste pour dormir ni écouter d'où vient le vent. Ne les laissez pas aller leur train de sénateur ou se hâter avec lenteur. Croyez-vous qu'il y va de votre honneur de sarcler tard ? Non, bien au contraire, désherbez au plus tôt, avant que les adventices ne deviennent des herbes folles solidement enracinées, un tapis de vivaces indélogeables, un entrelacs de rhizomes, ou pire encore, des fleurs en graines prêtes à se ressemer. Et n'oubliez jamais qu'un jour, un lièvre fut humilié par une tortue…



Frêles futures pestes



À l'arrivée du printemps, grâce au réchauffement des températures, les vivaces se réveillent, et les graines maintenues en dormance par le froid de l'hiver commencent à entrer en germination. Semées par le vent ou les animaux, elles attendaient depuis de longs mois, juste sous la surface du sol, les conditions optimales pour entamer leur développement. Dans les deux à trois semaines qui suivent leur levée, les jeunes plantules étant extrêmement fragiles, les éradiquer relève presque du jeu d'enfant. Un sarcloir correctement affûté est l'outil idéal pour les anéantir rapidement et définitivement. Le binage est également une bonne option, à condition de ne pas trop mélanger le sol, au risque de faire remonter en surface des graines qui étaient trop enterrées pour germer, mais qui, dès lors, ne s'en priveront pas.



Un travail en continu



Il est important d'effectuer des passages répétés dans vos massifs et vos plates-bandes tout au long de la saison. Non seulement parce qu'en fonction des espèces, les germinations sont étalées de mars à octobre, voire, pour certaines, pendant l'hiver, mais aussi parce que les plus coriaces vont nécessiter plusieurs interventions pour être éradiquées (liseron, chiendent…). C'est à force d'en arracher les parties aériennes que vous allez peu à peu les affaiblir. Courage ! Pour les vivaces et les espèces ligneuses aux puissantes racines pivots (chardon, pissenlit, rumex…), travaillez avec une gouge, même pour les jeunes sujets, afin d'être certain de les déraciner entièrement. Si vous les cassez en tirant dessus et laissez un morceau de racine, elles repartiront en effet de plus belle.



Au plus tôt, le mieux



Mieux vaut faire plusieurs passages sur des plantules qu'un harassant désherbage de fin de printemps. Outre la facilité à stopper leur élan, cela vous dispensera aussi d'avoir à évacuer des brouettes entières, car les plantes étant petites, elles peuvent être laissées sur place pour une décomposition rapide. De plus, et ce n'est pas un détail, en ne laissant pas les adventices croître longtemps, vous les empêchez de fleurir, de monter en graine, et plus tard, de se ressemer naturellement. Enfin, au stade de jeunes pousses, les mauvaises herbes sont encore sensibles à l'action des désherbants dits « naturels » (à base de vinaigre blanc ou d'acide pélargonique) ainsi qu'à celle des désherbeurs thermiques. Adultes, elles brûlent en surface, mais pas à cœur et repartent de la base.


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