L'Ainpact Bourg-en-Bresse

A LA RENCONTRE D’UN SAVOIR FAIRE LOCAL - La couture expliquée pas à pas dans les tutoriels d’Iris


Que serions-nous sans internet ? Tous les domaines de la vie courante ont intégré cette technologie, et notamment la transmission des savoirs. De par sa formation pointue de styliste modéliste, et ses expériences de vie sur 3 continents, Iris a développé un goût immodéré pour le partage de ses créations en couture. Ses idées novatrices et les magnifiques tissus 100% brésiliens utilisés ont conquis des dizaines de milliers de «fans» qui la suivent fidèlement sur les différents outils de communication qu’elle utilise : site internet, page Facebook et, bien sûr, une chaîne YouTube.

« J’étais très travail manuel depuis toute petite. Notre mère nous a toujours fait bricoler. Ma grand-mère paternelle était orientée tricot et couture. C’est elle qui m’a aidée à faire mes premiers vêtements de poupée vers 7 ou
8 ans
 ». Indéniablement, la vocation est là depuis longtemps. Aussi, après un bac scientifique, Iris intègre une école à Lyon où elle prépare en
3 ans un diplôme de styliste modéliste. Celui-ci en poche, elle décide d’aller parfaire son anglais en travaillant au pair en Angleterre durant une petite année. Se sentant suffisamment armée, elle tente alors une nouvelle expérience à l’étranger, en Australie. Partie pour 1 an, elle doublera la durée du séjour, la faute à une rencontre «foudroyante» avec Willian, un beau jeune homme brésilien. Ce séjour dans l’île continent fut «une belle époque» pour Iris.
à l’issue de ces 2 années, le jeune couple part au Brésil, «déjà parce que la Coupe du Monde de football 2014 approchait »… et aussi pour les opportunités dans la mode que cela pouvait apporter à Iris. En réalité, très peu de travail dans ce domaine, puisque la jeune femme se retrouve embauchée comme prof de français. Une expérience qu’elle juge très enrichissante et qui lui fait découvrir l’art de transmettre et le plaisir qui peut en découler. Elle en apprécie les bienfaits aujourd’hui. Iris et Willian se marient durant leur séjour brésilien. Après 4 ans en Amérique du Sud, retour en France en 2017, avec un petit passager clandestin, Isaac, qui pointera son nez quelques mois plus tard.


Le plaisir retrouvé du faire soi-même

Nouveau départ de zéro à Bourg-en-Bresse, tout est à construire. Willian s’intègre très rapidement en apprenant le français et en trouvant un boulot de chauffeur poids lourds. Pour Iris, le démarrage est moins rapide. Elle travaille pour l’association Tremplin dans l’atelier de couture. Deux ans au centre social des Vennes ou dans des centres de loisirs. Mais elle sait déjà que son avenir ne dépend que d’elle et de ses compétences. Elle prend alors le statut d’auto-entrepreneuse et, en parallèle, duplique en quelques unités les réalisations qu’elle crée pour son fils et qu’elle vend sur les marchés. Le confinement met fin  à cette période qui, de toutes façons, ne pouvait durer très longtemps. Poussée par son mari plus branché qu’elle au niveau des nouvelles technologies, Iris se lance alors dans la fabrication de tutoriels de couture, qu’elle met en ligne sur son site internet de niveau professionnel. « J’y suis allée tête baissée, sans formation. J’ai appris sur le tas ». Coup de chance, coup de génie ? Parmi les premiers tutos, la réalisation de la poule porteuse d’œufs et celui des Oreilles de lapin connaissent un succès fulgurant qui lui amène des milliers d’abonnées (avec néanmoins quelques hommes au milieu). Durant cette période, la famille s’agrandit avec l’arrivée de Naomi, une petite boule d’énergie. Pour pérenniser son activité, Iris propose des réalisations liées au rythme de la vie familiale : Noël, Pâques, fêtes des mères et des pères, vacances, rentrée scolaire…. Aujourd’hui, on peut parler de véritable réussite. Sa chaîne YouTube compte 24 7001 abonnés, sa page Facebook est suivie par plus de
30 000 personnes complètement addictes, qu’elles soient débutantes ou confirmées en couture, de toutes les zones francophones du monde. Les tutoriels sont gratuits, et Iris se rémunère grâce à la vente des patrons. La majorité de ceux-ci sont gratuits, et quelques-uns sont payants, autour de 5 €, ce qui lui permet de commencer à se dégager un salaire décent. Elle vend également des tissus qu’elle importe du Brésil, ou qu’elle fait fabriquer selon des projets qu’elle imagine. Certes la Covid a permis le retour en grâce de la couture, du fait du plaisir généré par le « faire soi-même » (le Do It Yourself en anglais ou DIY). Le talent d’Iris, désormais installée à Buellas, a fait le reste.


• Site internet : https://unbrundiris.com/

• Page Facebook : https://www.facebook.com/UnBrundIris

• Page associée : https://www.facebook.com/groups/lacouturecreativeaveciris

• Chaîne YouTube : https://www.youtube.com/c/UnBrundIris


Twitshot
Commentaires

Pas de commentaire

Ajouter un commentaire

Imprimer     Fermer