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VIE DES QUARTIERS Les travaux d’aménagement du Pont de Lyon génèrent des réactions divergentes

  • Après, le chantier terminé
  • Après, le chantier terminé
  • Avant le début des travaux
  • La rue de l'Ecole Normale est fermée à la circulation
  • Non, ça ne passe pas !
  • Plan réaménagement du secteur du pont de Lyon
  • Reprise des réseaux rue de l'Ecole Normale
Pour contenir les encombrements liés aux heures de pointe, la Ville a fait le choix de limiter la plage horaire des travaux de 9h 00 à 16h 30. Conséquence logique, les travaux d’aménagement du Pont de Lyon s’étaleront sur 18 mois. Cette durée anormalement longue nécessitera des changements d’habitudes, qui suscitent déjà des prises de position contrastées de la part des commerçants et des riverains. Entre attractivité et tranquillité, les besoins diffèrent.

Lors de cette période, différents dispositifs de circulation seront mis en place en fonction de la nature et du lieu des travaux. D’ores et déjà, la rue de l’Ecole normale et la rue du Général Delestraint sont interdites à la circulation, et ce jusqu’au 26 Février. Dans un second temps, le chantier se déplacera sur le pont de Lyon, de la rue de l’Ecole Normale à la rue du Peloux, jusqu’au début du mois de Juin. Cette phase nécessitera la pose d’un alternat, ou feu de chantier, de mi-avril avril à début mai. Cela impactera considérablement la fluidité de la circulation et l’accessibilité aux commerces. A partir de l’hiver prochain est prévue la création de la nouvelle voirie et de la piste cyclable bidirectionnelle, avant les travaux de finition à l’été 2023.


Des commerçants inquiets

Avenue de Lyon, les commerçants ressentent une certaine angoisse vis à vis des répercussions engendrées par ces travaux. En effet, la plupart d’entre eux craignent un changement d’habitudes de la part de leurs clients usagers, comme le propriétaire de la supérette. Il est convaincu qu’un détournement des flux pendant cette période aura un effet néfaste sur la fréquentation de son magasin. « Le trafic sera divisé par 2 » pronostique-t-il. Des constats similaires sont également émis par ses confrères de l’avenue, notamment le propriétaire du restaurant "Chez Annie" et du bureau de tabac attenant. Il fait part de son mécontentement lié au contexte post-covid. Il envisage un été 2022 désastreux, compte tenu de la présence des déviations. « Au moment où on peut rouvrir nos terrasses, on vient nous mettre des bâtons dans les roues. En plus, je ne comprends pas le concept d’un rond-point avec 2 feux, 1 de chaque côté ». Quant à Mme Petitjean, boulangère, bien que défendant l’utilité de la création d’un rond-point, elle évoque une catastrophe économique pour tous les commerçants. « La ville a mis des grands panneaux, notamment aux entrées de Bourg, pour inviter les conducteurs à prendre la rocade. Mais ils auraient pu aussi inciter les gens à continuer de venir chez les commerçants. Nous, on fait 20% de notre chiffre d’affaires avec le passage ». Selon elle, une communication plus fragmentée aurait été mieux adaptée et aurait pu limiter les dégâts. Elle exprime aussi le regret de ne pas disposer d’un temps supplémentaire, entre la crise sanitaire et le commencement du chantier, pour reconstituer la trésorerie. « Il faudra qu’on s’adapte dans la gestion du personnel ». Quasiment unanimes, les commerçants témoignent d’un réel mécontentement à propos de la période choisie pour l’aménagement du Pont de Lyon, qui fait suite à deux années difficiles. Ce ressenti est accentué par le fait qu’ils estiment ne tirer aucun avantage une fois l’aménagement terminé.


Un soulagement pour les riverains

De l’autre côté du pont, les habitants du Boulevard Jules Ferry, rue qui sera réservée aux seuls riverains, expriment des avis opposés. Bien que la durée des travaux soit conséquente, ils paraissent heureux et soulagés de la fin programmée de leur calvaire. En effet, jusqu’à maintenant, bruit, pollution et mauvaises odeurs rythment leur quotidien. Ils attendent donc, avec impatience, le calme et la tranquillité promis à l’issue des aménagements, ce qui permet d’accepter plus facilement les perturbations liées au chantier. Ce boulevard est très fréquenté, et les embouteillages sont incessants aux heures de pointe, comme le précise M. Azzouni. « Aujourd’hui, c’est calme parce que ce sont les vacances scolaires. Mais si vous passez vers 17h, c’est tout bouché. Moins de voitures plus tard, tant mieux pour nous ! Mes voisins aussi vont être contents ». A ce jour, la fin des travaux est programmée pour l’été 2023. D’ici là, les désagréments provoqués par le chantier n’ont pas fini de créer des controverses.


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